Registed Nurses' Association of Ontario

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Les infirmières et infirmiers se réjouissent de la décision de la cour de leur accorder le statu d'intervenant dans l'affaire Insite.

2011-02-28

TORONTO, le 28 février 2011 – Une coalition regroupant trois associations nationales d’infirmières et infirmiers qui représentent les professionnels des soins infirmiers d’un bout à l’autre du Canada présentera des arguments pour le maintien du centre d’injection Insite de Vancouver lorsque la Cour suprême du Canada entendra l’affaire en mai.

L’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (AIIAO/RNAO), l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) et l’Association of Registered Nurses of British Columbia (ARNBC) ont appris que leur demande de statut d’intervenant devant la Cour suprême a été acceptée.

Nous sommes extrêmement heureux de savoir que les infirmières et infirmiers seront pris en considération  lorsque la  Cour commencera à étudier cet appel », a déclaré David McNeil, président de l’AIIAO. « Les infirmières savent que la réduction des méfaits, y compris l’injection sous surveillance, constitue un outil essentiel dans une stratégie intégrée de soins de santé en ce qui a trait à l’abus des substances et aux toxicomanies. Le centre Insite connaît du succès depuis longtemps et nous croyons que cet établissement devrait demeurer ouvert afin que les infirmières et les autres professionnels de la santé puissent continuer de travailler avec les clients pour réduire les risques liés aux toxicomanies et à l’injection. »

Le centre Insite a été créé en 2003 lorsque les Libéraux étaient au pouvoir au fédéral. Depuis l’arrivée des Conservateurs au pouvoir en 2006, le centre résiste aux tentatives visant à fermer ses portes.

Deux décisions des tribunaux en Colombie-Britannique ont permis à Insite de poursuivre ses activités. En juin 2010, la Cour suprême du Canada a toutefois consenti à entendre l’appel interjeté par le gouvernement fédéral à la suite de décisions des tribunaux de la Colombie-Britannique.

Les associations d’infirmières soutiennent qu’il y a amplement de preuves et de recherches qui appuient l’efficacité du centre Insite et que la politique n’a pas sa place dans la prise de décisions cliniques qui visent à aider les gens à surmonter leurs toxicomanies.

Madame Judith Shamian, présidente de l’AIIC, affirme que les principes de la réduction des méfaits sont alignés aux valeurs exprimées dans le Code d’éthique de l’AIIC. Ces valeurs reconnaissent que les conditions sociales peuvent mener à des iniquités et des comportements à risque. Elle ajoute que « les données probantes démontrent que la réduction des méfaits est efficace. La réduction des méfaits sauve des vies, réduit les coûts des services juridiques et de santé et prodigue des soins aux groupes vulnérables avec dignité, en soutenant une population qui est difficile à joindre à cause du taux élevé d’itinérance et de problèmes de santé mentale. »

Pour les personnes souffrant de toxicomanie, la réduction des méfaits comprend les conseils sur l’injection sécuritaire, l’équipement pour prévenir l’infection et la surdose et l’aide pour obtenir l’accès au traitement de leur maladie » affirme Rob Calnan, coprésident de l’ARNBC.

C’est ce que font les infirmières du centre Insite chaque jour. Ainsi, elles prodiguent les soins infirmiers conformément aux normes professionnelles ». L’ARNBC croit qu’il est essentiel que le centre Insite continue de fonctionner légalement. Sinon, selon Calnan, « les infirmières qui y travaillent se verront dans l’obligation de faire un choix entre prodiguer des soins à des personnes malades qui en ont grandement besoin selon les normes professionnelles ou défier la loi. Il ne faut pas placer les infirmières dans une telle position. »
Les infirmières et infirmiers membres des trois groupes affirment aussi que l’issue de l’affaire dépasse le centre de Vancouver parce qu’elle pourrait avoir une incidence sur la mise en œuvre de programmes de réduction des méfaits ailleurs au Canada.

L’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (AIIAO/RNAO) est l’association professionnelle qui représente les infirmières et infirmiers autorisés qui pratiquent dans cette province. Depuis 1925, l’AIIAO préconise des politiques publiques favorables à la santé, elle favorise l’excellence dans la pratique des soins infirmiers, elle aide les infirmières et infirmiers à contribuer davantage à l’orientation du système de soins de santé et elle agit sur des décisions qui ont une incidence sur les infirmières et infirmiers et le public qui reçoit des soins.
     
L’AIIC est la voix professionnelle nationale des infirmières et des infirmiers autorisés du Canada. En tant que fédération de onze associations et ordres provinciaux et territoriaux représentant 143 843 infirmières et infirmiers autorisés, l’AIIC fait progresser la pratique et la profession infirmière afin d’améliorer les résultats pour la santé et de renforcer le système de santé publique et sans but lucratif du Canada.

L’Association of Registered Nurses of British Columbia (ARNBC) fut constituée en juillet 2010 et regroupe toutes les infirmières de tous les secteurs de service et les domaines de pratique. L’Association a pour mandat de faire avancer les points de vue de la profession dans les initiatives portant sur la politique sociale et les soins de santé.

Les associations infirmières sont représentées par Rahool Agarwal, Michael Kotrly et John M. Picone du cabinet Ogilvy Renault.

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Pour organiser une entrevue avec une infirmière ou pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

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Coordonnateur des communications externes
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Marion Zych, directrice des Communications, AIIAO
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Téléphone : 416 408-5605
Sans frais : 1 800 268-7199 poste 209
Courriel : mzych@rnao.org

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